Normes internationales du travail
La convention (no 183) sur la protection de la maternité protège les droits au travail des femmes enceintes ou qui allaitent, notamment à travers le congé de maternité, la sécurité de l’emploi et d’autres modalités destinées à soutenir la femme au cours de cette période cruciale, en favorisant l’égalité de genre et le bien-être des femmes au sein de la main-d’œuvre.
The La convention (no 189) sur les travailleuses et travailleurs domestiques, 2011, vise à assurer les droits de la main-d’œuvre domestique en garantissant à tout travailleur domestique le droit à un environnement de travail sûr et salubre.
The La convention (no 190) sur la violence et le harcèlement, 2019, traite de la violence et du harcèlement sur le lieu de travail et vise à instaurer un lieu de travail garantissant la sécurité et le respect. Elle met l’accent sur la prévention et la résolution de ces problèmes pour assurer la protection de toute personne dans le monde du travail.
L’OIT promeut l’égalité des chances
L’OIT plaide activement pour la justice sociale en soutenant l’égalité des chances et de traitement pour les femmes et les hommes dans leur quête d’un travail décent. Vous trouverez ci-dessous des exemples concrets d’initiatives de l’OIT en faveur de l’égalité de genre.

La Coalition Internationale pour l’Égalité Salariale (EPIC)
Pilotée par l’OIT, ONU Femmes et l’OCDE, l’EPIC entend parvenir à l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes dans les pays du monde entier à l’horizon 2030. L’EPIC réunit diverses parties prenantes, parmi lesquelles les gouvernements, les employeurs, les travailleurs et la société civile, qui œuvrent à la réduction de l’écart de rémunération entre les genres. L’EPIC s’attaque à la question de l’équité salariale aux niveaux mondial, régional et national, notamment par la sensibilisation des populations, le partage de connaissances, l’aide à l’innovation et l’élargissement des initiatives engagées. Reconnaissant l’inégalité salariale entre hommes et femmes comme une problématique relevant des droits humains, la coalition insiste sur une évaluation objective des emplois, l’application de critères non sexistes et l’implication dans le dialogue social pour relever ce défi.
Dans le cadre de l’Initiative Spotlight des Nations Unies pour éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles, la centrale syndicale nationale (National Trade Union Centre) et l’association des employeurs (Employers’ Consultative Association) de Trinité-et-Tobago ont collaboré à la création et à la mise en œuvre d’un modèle de politique du lieu de travail abordant la violence basée sur le genre, la violence entre partenaires intimes et le harcèlement sexuel. Cette initiative couronnée de succès a inspiré le Congrès du travail des Caraïbes et la Confédération des employeurs des Caraïbes qui ont adopté une position politique commune sur la question de la violence basée sur le genre sur le lieu de travail. Cette position politique, qui agit comme un cadre directeur, encourage les autres États membres des Caraïbes à élaborer leurs propres politiques dans ces domaines thématiques critiques.
L’OIT accompagne les institutions du monde du travail en Afrique de l’Ouest afin d’éradiquer la violence et le harcèlement sur le lieu de travail, pour toutes et tous. Tirant parti de la recherche institutionnalisée, de l’assistance technique, du dialogue social, du renforcement des capacités et du partenariat, le projet a lancé un Réseau international de recherche (RIR) traitant spécifiquement de la violence et du harcèlement au travail dans la région. En outre, l’OIT soutient le processus de ratification de la convention (no 190) sur la violence et le harcèlement, 2019, ainsi que la création de deux coopératives dirigées par des femmes au Sénégal, y compris une formation sur l’égalité de rémunération et le leadership féminin.
